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Royal Boch - Histoire & Distribution PDF Imprimer Envoyer

Histoire & Distribution

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Histoire

Depuis 1841, la faïencerie belge Royal Boch fournit aux quatre coins du monde de la vaisselle pour chaque jour et les grandes occasions. Depuis avril 2011, la faïencerie, restructurée à plusieurs reprises depuis les années 70, brisée morceau par morceau, se désintègre au coeur de la ville, laissant autant de plaies ouvertes. Que deviendra la ville sans son coeur ? Les travailleurs, laissés pour compte, floués par un démolisseur, ont décidé de raconter leurs luttes, leurs espoirs déçus, leur quotidien. Il s'agira d'un spectacle qui sera, on s'en doute, bourré d'émotion et de rêve, de bagarre et de rire. Depuis le début de l'occupation de l'usine, en février 2009, la Compagnie Maritime (théâtre action) est aux côtés des travailleurs. La création (1, 2 et 4 mars 2012) en est le prolongement.

Pendant l'occupation, qui aura duré plus de quatre mois, un livre a été publié "Usine occupée", qui présente les photographies de Véronique Vercheval, ainsi que des textes de Daniel Adam. Il s'agissait de rendre compte aux habitants de ce qui se passait à l'intérieur de l'usine, derrière les palissades. Plus de 1.500 exemplaires furent acquis par la population, ce qui prouve, si besoin est, l'intérêt du public pour "leur" faïencerie.

Le spectacle aura été préparé pendant un an. Bien sûr, ce ne sont pas des comédiens professionnels qui joueront devant vous, ce seront des faïenciers. En Belgique, des comédiens professionnels, il y en a des centaines. Des faïenciers au travail, il n'y en a plus.

Le spectacle

Maintenant que l'occupation a été votée, il faut s'organiser. Et nous ne sommes plus  que 46. Avant, nous étions 1.600 ! Alors vient le temps des nuits de garde et des journées longues au cours desquelles on se raconte. Je me souviens, de ma première journée à l'usine, j'avais 14 ans. Et 40 ans plus tard, je suis toujours là... Mais occuper une usine grande comme un paquebot, on arrête jamais, et on a gardé l'outil en état. On était prêt à retravailler le lendemain. Et on en produisait de la vaisselle, avant. Des kilomètres de piles de vaisselle. Faut dire, on était une famille, une grande famille, et ce qu'on produisait partait jusqu'en Amérique ! Et maintenant, notre savoir faire, il va aller où ? En Chine ? Mais bon, on a été soutenu; presse, spectacles, jeunes, tout le monde est passé. Quand on travaillait, il n'y avait jamais personne mais maintenant qu'on occupe, il y a plein de monde; allez comprendre! Et puis il y a eu un repreneur, et on y a cru, et pas rien qu'un peu. On se méfiait, à force. Quatre faillites, ça aiguise l'analyse. Ah, si la ville avait voulu, Royal Boch aurait continué à être au centre de la ville, son coeur, son poumon, son âme même. Mais face à un centre commercial, ça ne fait pas le poids. Enfin bref, aidé des pouvoirs publics, Royal Boch a été repris par un nouveau patron. Et alors ? Et alors, on ne va pas tout vous dire. Venez à l'usine, qu'on vous raconte...

Le texte du spectacle est édité aux Editions du Cerisier.

 

 

Distribution

Animation et Mise en scène : Daniel Adam

Dramaturgie  et coordination artistique générale : Claude Lemay

 

Avec : Martine Joniaux, Martine Magnies, Marie-Thérèse Mancini, Brigitte Roland, Maria Russo, Michel Therasse, Jean-Jacques Verhelst, Inès Zanini, et la complicité de Marie-Jeanne Durieux et Luigi Restaino

 

Création des éclairages : Michaël Gits (CCRC)

Choix des musiques et sons : Hugo Adam

Création images vidéo et suivi : Joël Splingard

Création des effets visuels : Jean-Luc Gason – (Franco Dragone Entertainment Group)

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